Gestion d'entreprise : une question de bon sens !

La science et la technique ont toujours été considérées comme des garanties de performance au sein d’une entreprise, si bien qu’elles ont permis de développer des instruments de production plus ou moins efficaces à travers les années. Néanmoins, s’il y a bien un élément qui ne peut pas être automatisé, c’est bien la gestion d’entreprise. En effet, gérer une entreprise ne consiste pas seulement à suivre des mécanismes censés établir les plans pour exécuter certaines tâches. Disposer de bon sens s’avère aussi essentiel pour se sortir de situations délicates.

Le bon sens en entreprise : en quoi ça consiste ?

Le bon sens se définit comme une capacité à analyser une situation et à agir en utilisant des connaissances simples au lieu de faire appel à des techniques et des connaissances complexes. À part quelques exceptions que l’on pourrait assimiler comme des cas pathologiques, tout être humain normalement constitué est doté d’un bon sens naturel. Il est affiné au fur et à mesure des expériences vécues afin de permettre à chaque personne de prendre les bonnes décisions et de se sortir de situations délicates lorsque les informations font défaut.

Ainsi, faire preuve de bon sens en entreprise implique de prendre conscience que le facteur humain a son importance, surtout lorsque les théories ne sont pas applicables. Effectivement, ce que l’on reproche à la conduite traditionnelle d’une entreprise c’est sa tendance à privilégier les instruments au lieu de mettre en avant le facteur humain. D’une manière générale, seules les procédures et les méthodes sont dignes d’intérêt aux yeux des managers, mais les choses commencent à changer.

Le bon sens a-t-il sa place dans le management d’entreprise ?

Le management d’entreprise est devenu si complexe qu’on peut se demander s’il existe encore une méthode simple pour gérer efficacement et économiquement l’organisation afin de moderniser les pratiques en matière organisationnelle ou en matière de ressources humaines. Actuellement, le quotidien des entreprises est fait de révolutions et d’innovations, si bien qu’il est difficile pour les chefs d’entreprise de s’y retrouver alors qu’ils sont confrontés à de nouvelles exigences. La gestion est devenue une question de performance lucrative pourtant, à l’origine elle était une simple affaire de sociologie des organisations. Intégrer le bon sens dans le management ne signifie pas que l’entreprise ne doit pas se concentrer sur les résultats. Au contraire, elle doit garder ses objectifs dans le viseur tout en développant la responsabilité sociale d’entreprise.

Dans la configuration classique d’une entreprise, la gestion trouvait sa place dans les corps de métiers et dans les expertises, ce qui permettait de générer de la valeur ajoutée sur la qualité de travail et les conditions des travailleurs. Néanmoins, aujourd’hui, une nouvelle forme de travail tend à s’imposer : celle de la collaboration encourageant la participation de tous. On pensait à tort que l’évolution des technologies allait signer l’évolution du management d’entreprise. De cette façon, on a perdu de vue les valeurs fondamentales. Les entreprises jonglent aujourd’hui tant bien que mal entre des pratiques qui ne sont pas forcément abouties et qui plus est mal comprises par les collaborateurs.

Faire preuve de bon sens en matière de gestion d’entreprise

Plutôt que de baser sa stratégie de management uniquement sur la littérature et de se noyer dans la théorisation contemporaine, il convient d’aborder la question de ce qui doit changer et de ce qui ne doit pas changer. Dans la mesure où certaines théories ont du mal à trouver leur place dans les structures, le chef d’entreprise devrait chercher à concilier la dimension humaine et la réalité économique.

Les hommes et les femmes doivent se trouver au cœur de la production en tant qu’instrument de décision et de réalisation. Ils sont les seuls capables de prendre des décisions avec rationalité en se basant sur leurs sensations, leurs émotions et leurs ambitions. Il est difficile d’espérer réussir un projet si on déshumanise l’entreprise en mettant l’accent sur les instruments formalisés. Les chefs d’entreprise devront se rendre compte que la solution ne se cache pas derrière les règles et les outils sophistiqués. Au contraire, ils devront chercher à accorder une place de choix aux collaborateurs qui sont impliqués directement dans le projet pour résoudre les problèmes avec bon sens. Ainsi, il est important de favoriser les échanges, les discussions, la réflexion et les négociations lors de prises de décisions difficiles.